09 mai 2026

En Mai, fait ce qu'il te plaît

 

Je m'aperçois que cela fait un petit moment que je n’ai rien publié.
 Avril a été un mois très sec et chaud avec des
 températures de mois de Juin : 22 ou 23°C. 

En conséquence, toutes les floraisons sont en avance d’un bon mois.
Comme il n’a pas plu, j’ai pu profiter de la floraison
du cerisier du Japon et du petit rhododendron blanc.


J’ai été occupée au jardin de fleurs et au potager.
Tonte de la pelouse, repiquage,
arrosage et pendant le mois d’Avril nous avons fait tailler la haie. 

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour noter quoique
ce soit dans mon carnet de jardin
ni de faire des croquis.
une page en Mars..

 
Je vais me rattraper en Mai car les rosiers sont déjà en fleurs
ainsi que la pivoine japonaise Itoh.

J’ai noté très peu de papillons et de butineurs
 encore cette année et cela me désole.
Cela fait 40 ans que nous cultivons notre jardin
biologiquement mais pendant toutes ces années,
la disparition des haies, les monocultures
et l’épandage de pesticides dans les champs
 ont contribué à la disparition de nombre d'espèces. 

Par exemple, lorsque nous sommes arrivés dans cette maison,
je me souviens que pendant les après-midi de plein éte,
lorsque je m'installais dans le jardin,
l'alouette des champs
chantait haut dans le ciel, en vol stationnaire.
Cela fait belle lurette que je ne l'entends plus !

 Et il y a bien d’autres choses qui ne sont plus comme avant,
mais l'énumération en serait trop longue..

Et par chez vous, dans votre jardin si vous en avez un,
avez-vous noté une baisse de fréquentation
des butineurs, des oiseaux ?

Bon weekend à vous qui passez par là !


15 mars 2026

Résilience

 

En ratissant des feuilles sous la haie, j’ai retrouvé des bulbes de mini-narcisses abandonnés là, coincés dans une fourche de branches. Ils avaient germé comme ça, avec juste un restant de tourbe autour d’eux, prouvant leur résistance, leur capacité à puiser les moindres ressources pour renaître coûte que coûte .

Mais il n’y a pas que la nature qui est résiliente

Les Humains le sont aussi et en écrivant cela, je pense aux Ukrainiens qui
 résistent depuis plus de 4 ans à l'envahisseur russe, aux femmes qui défient
les interdits religieux, aux hommes, femmes et enfants qui ont le courage
d'affronter les tortionnaires, de protester contre les dictatures
 au péril de leur vie, aux athlètes des Jeux para-Olympiques,
 à toutes ces femmes et hommes qui nous montrent chaque jour,
 leur courage, leur détermination, leur résilience face à l'adversité.


Ces petits bulbes de narcisses méritaient d’être un peu chouchoutés et je les ai donc mis en pot pour qu’ils reprennent des force.

Bon dimanche à vous qui passez par là !

20 février 2026

Le calme de l’hiver

En hiver, la nature et les animaux sont en dormance, prennent du repos.

L’hiver nous rappelle que nous aussi avons besoin de ralentir, 
 de faire une pause et la météo nous y oblige par la force des choses.

En ce moment, il n’y a pas grand chose à voir
 ni à faire 
dans le jardin détrempé par des jours et des jours de pluie
 (37 jours de pluie consécutifs sur la France.) 

En attendant des jours plus cléments, je peins un peu. 

Un pot de primevères acheté à la jardinerie

Si je n'ai rien à peindre, j’improvise en laissant
 mon pinceau vagabonder sur le papier,
 observant les couleurs qui fusionnent entre elles.

Rien ne me presse, je n’ai rien à prouver.

Je prends simplement conscience de l’instant présent,
du calme ou du bruit du vent et de la pluie sur le toit..




C’est une forme de méditation, une "improvisation picturale"
 que l’on pourrait comparer à une improvisation musicale, comme celle d'un
 pianiste qui laisse courir ses doigts sur les touches du piano au gré de son inspiration.

Souvent, je ne conserve pas mes pochades.
 Parfois, je les découpe pour en faire des marques-pages,
des collages ou bien je leur trouve une autre utilité.

Ici, c’est un pot de Nescafé
dont j’avais enlevé l'étiquette car je voulais m’en servir
comme pot à pinceaux.
La colle particulièrement forte refusait de partir
 alors j’ai mis en lieu et place de l’ancienne étiquette,
l’un de mes barbouillages.

Bonne fin de semaine !


11 février 2026

Que d’eau, que d’eau !


Il pleut tous les jours ou presque
et l’on prévoit de la pluie toute la semaine prochaine.

Beaucoup de cours d’eau débordent et de
nombreuses régions sont inondées depuis plusieurs semaines.

Il faut profiter de la moindre accalmie pour faire un tour
dans le jardin détrempé où j’ai noté de nombreux bourgeons.

Hier, à la faveur d'une éclaircie, j'ai rendu visite à mon
 voisin âgé de 95 ans qui habite juste en face de chez nous.
 
Il est encore très actif pour son âge. Veuf, il vit seul
mais est entouré d'une grande famille qui prend soin de lui. 

Malgré tout, je vérifie chaque matin que ses volets sont ouverts. 
Je lui ai donc rendu visite
et
j'ai admiré les magnifiques tapis de perce-neige
qui poussent un peu partout dans son jardin.
 
La conversation n'est pas facile car il est presque sourd.

 Quelques minutes après mon retour à la maison,
il est apparu à notre porte avec un grand pot
de perce-neige qu'il avait déterrés pour moi.
 J'ai été très touchée. Cela m'a fait plaisir.

Tout ça pour dire que j'ai peint les perce-neige hier après-midi.


Je vous souhaite un beau weekend 

07 février 2026

Rien n’a changé


 
Comme bon nombre d'entre vous,  concernée
par la préservation de la nature et du vivant, j'ai depuis
de nombreuses années adopté certains gestes ou banni certaines
habitudes pour réduire mon empreinte écologique au quotidien.

Je viens de relire mon carnet de jardin de l’an 2000 et je constate que déjà 
à cette époque, j’étais de plus en plus préoccupée  
par ce que j’appelais alors
 "les aberrations climatiques"
de plus en plus fréquentes qui frappaient notre région :
violentes tempêtes, sécheresses ou inondations exceptionnelles... 

En juillet je note : 
"l'Europe de l'Ouest grelotte alors que l’Est et le Sud suffoquent avec 45°C à l’ombre. Des personnes décèdent en raison de ces chaleurs extrêmes".

 et plus loin, j'écris : 

"(...) que les générations futures subiront certainement bien plus que nous le déséquilibre du climat, à moins que les pays concernés prennent des mesures draconiennes pour limiter les dégâts.  C’est l'avenir qui nous le dira..."

Force est de constater que 25 ans après
         (soit une génération) 
RIEN n’a changé ou presque.

Les climatosceptiques sont légion ou font semblant de l’être
parce que cela les arrange
 - ces gens-là n’ont pas envie de changer leurs habitudes de consommation, 
leur façon de vivre ou de voyager - et les acteurs politiques regardent ailleurs..  

il n’y a que la fin qui sera triste.